Jacqueline Gravel, nouvelle vice-présidente – Exploitation au Groupe Maurice
|Entrevue
Possédant une feuille de route professionnelle impressionnante dans le milieu du commerce au détail, après avoir occupé plusieurs postes de haute direction au sein de grandes entreprises reconnues, Jacqueline Gravel a choisi de dédier son expertise au profit du mieux-être des aînés. Après s’être jointe au Groupe Maurice en 2024 comme vice-présidente adjointe, elle comble aujourd’hui le poste de vice-présidente – Exploitation, succédant ainsi à Chantal Beaulieu. Parions que l’année à venir sera stimulante pour cette gestionnaire qui carbure aux défis !
Jacqueline, avez-vous toujours œuvré dans le domaine du commerce au détail avant d’arriver au Groupe Maurice ?
Oui, et ce, depuis plus de 30 ans maintenant. J’ai débuté dans le milieu du commerce au détail, comme beaucoup de gens d’ailleurs, comme caissière en magasin pendant mes études. Mais puisque j’ai une nature ambitieuse, je suis rapidement devenue cheffe caissière, et j’ai gravi les échelons en peu de temps par la suite.
Vous aviez déjà un tempérament ambitieux !
En effet ! Je suis originaire de la Mauricie, donc, comme plusieurs personnes qui habitent en région, j’ai dû migrer vers Montréal pour entamer des études universitaires. J’ai fait toutes mes études, du cégep au MBA, à temps partiel pour pouvoir travailler en même temps. En travaillant 30 heures par semaine, ça m’a permis d’acquérir rapidement de l’expérience. J’ai, entre autres, fait partie de l’équipe qui a implanté le premier magasin Staples (Bureau en gros) au Québec, à l’âge de 21 ans.
Qu’est-ce qui vous motivait à ce point ?
Mon rêve était de parcourir le monde… d’avoir, par exemple, le mandat de faire des achats à l’international pour une entreprise. C’est la raison pour laquelle j’ai complété un BAC en gestion internationale à l’UQAM. Mais l’année de l’obtention de mon diplôme, en 1993, il y a eu une grosse crise économique. Il n’y avait tout simplement pas d’emplois disponibles. Je n’ai alors pas eu le choix : j’ai continué à travailler en magasin, mais cette fois, comme directrice adjointe. Après quelques années, un poste s’est ouvert aux achats, au siège social, et lorsque l’entreprise a fermé ses portes en 1996, je suis devenue gestionnaire de catégories et négociatrice pour Rona aux bureaux de Boucherville.
C’est là où, enfin, mes études universitaires ont été utiles et où j’ai réalisé mon rêve ! En effet, dans le cadre de mes fonctions, j’ai eu à voyager un peu partout dans le monde. Je suis allée en Asie, en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud pour faire de la négociation et de la recherche de produits. C’était vraiment passionnant ! J’ai également fait mon MBA pendant mes 5 ans chez Rona.
Et qu’en était-il de la famille dans tout ça ?
J’ai rencontré mon conjoint peu de temps après avoir déménagé à Toronto, alors que j’étais devenue directrice principale pour les collections Joe Fresh de Loblaws pour l’ensemble du Canada. Mon conjoint était militaire dans la marine des Forces armées. Il était basé à Québec et j’ai choisi de le suivre pour faire ma vie avec lui. Son emploi lui demandait souvent de voyager, surtout dans les dernières années de sa carrière. On a donc déménagé plusieurs fois. Ça ne nous a pas empêchés d’avoir deux beaux garçons à travers tout ça, aujourd’hui âgés de 14 et 16 ans.
Pourquoi avoir décidé de changer de domaine professionnel pour venir au Groupe Maurice ?
Après plus de 30 ans dans l’industrie du commerce au détail et de la distribution, d’avoir occupé des postes importants pour Provigo-Loblaws, Maxi, Familiprix, L’Aubainerie, SAQ, Walmart, Target, Lowe’s, et j’en passe, j’ai eu le sentiment du devoir accompli. J’ai fait une pause pour réfléchir à la suite de ma carrière.
Je souhaitais mettre mes compétences et mon expérience au profit d’une industrie qui œuvrait plus directement pour le bien-être des gens. C’est important pour moi, aujourd’hui, de sentir que je fais ma part pour améliorer la société, et ça a encore plus de sens avec tout ce qui se passe actuellement au niveau mondial. Lors de ma réflexion, Anne Grenier, qui était alors vice-présidente – Ressources humaines au Groupe Maurice, et que je connaissais de longue date, m’a parlé d’un poste qui allait éventuellement se libérer dans l’équipe exécutive. La suite, vous la connaissez !
Et qu’est-ce qui vous a convaincue de choisir Le Groupe Maurice ?
J’ai eu un gros coup de cœur pour les valeurs de l’entreprise. Je sens énormément de bienveillance et un souci de collaboration ici. Les gens sont tellement gentils, et croyez-moi quand je dis que ce n’est pas le cas partout. J’avais également eu la chance de rencontrer Luc Maurice quelques années auparavant : je savais donc que les valeurs du Groupe tiraient leur source d’un homme sincère, fondamentalement humain et généreux.
Vous savez, je suis une passionnée. Je me suis toujours énormément investie dans mon travail, mais aujourd’hui, je sais à quel point il est important de le faire dans un milieu sain. Je ne suis plus prête à faire des concessions pour mon bonheur professionnel. Oui, il faut atteindre des objectifs, mais pas à n’importe quel prix. Je souhaite le faire dans le plaisir et en faisant attention tant à moi qu’aux autres… dans le respect et l’entraide. C’est la façon de faire au Groupe Maurice ; le savoir-être prime sur le savoir-faire, et ça, c’est d’une importance capitale pour moi.
Est-ce une nouvelle philosophie pour vous, en milieu de travail ?
En quelque sorte, oui. Le commerce au détail est un monde très compétitif. Ce secteur nous force à avoir un caractère fort, à ne pas nous laisser impressionner. Il faut être caméléon : malade, pas malade, le travail passe en premier, car on peut rapidement se faire dépasser par les compétiteurs. J’étais constamment en réaction, sur le qui-vive… en développement, en plan stratégique, en recherche rapide de solutions… bref, dans l’action.
Malgré le fait qu’il soit en évolution, le monde des affaires véhicule des attitudes très masculines. Il y a encore du chemin à faire pour changer les mentalités et atteindre l’équilibre. Cela dit, ça concerne autant les femmes que les hommes : j’ai eu à travailler avec des patronnes souvent très rigides.
Est-ce que la place que vous accordez à votre carrière a changé au fil du temps ?
Ma carrière a toujours été très importante, mais maintenant, je recherche davantage un équilibre – qui n’est pas le même pour tout le monde, soit dit en passant –, car ma famille est ma priorité. J’ai cependant la chance d’avoir beaucoup d’énergie, et une bonne capacité à gérer le stress. Ça m’en prend beaucoup pour me sentir submergée. Je suis habituée à faire de longues journées, mais les week-ends sont maintenant sacrés, réservés à ma famille. Ce sont mes priorités qui ont changé au fil des années.
Quel est votre rapport avec les aînés ?
J’ai toujours été très proche de ma famille et de ma belle-famille. Quand j’étais jeune, mes grands-parents maternels, qui habitaient en Abitibi, venaient passer plusieurs semaines chez nous en Mauricie l’hiver… « dans le sud » comme ils disaient. Les personnes plus âgées ont toujours fait partie de mon environnement. Plus récemment, on a été proches aidants des parents de mon conjoint, malheureusement aujourd’hui décédés. Dernièrement, ce sont mes propres parents à qui nous offrons du soutien : mon papa a la maladie de Parkinson et ma mère est sa proche aidante. La cause des aînés me tient donc énormément à cœur.
Avez-vous une passion ou une activité de prédilection que vous aimez faire, seule ou en famille ?
Mon père a une érablière et des terres à bois à Saint-Prosper. On s’y rend régulièrement pour passer du temps en famille, marcher dans la forêt avec nos deux chiens, qui font vraiment partie de la famille. Partout où ils peuvent nous suivre, nous les amenons ! J’aime énormément les animaux !
J’adore lire aussi, autant de la fiction que des biographies ou des livres concernant le domaine des affaires, de l’actualité ou de la gestion. La lecture fait partie de mon quotidien.
Et puis, dès que c’est possible, on essaie de voyager. J’ai déjà visité plusieurs pays dans ma vie, soit pour le travail ou pour le plaisir. Chaque année, il faut que je fasse au moins un voyage, il y a tellement de choses à découvrir !
Finalement, j’adore la musique. J’aime plusieurs styles musicaux et j’en écoute tous les jours. Disons que je préfère ma playlist Spotify aux nouvelles en ce moment ! Dernièrement, j’ai eu envie de suivre des cours de batterie. On verra bien si ça devient une nouvelle passion !
Qu’allez-vous prioriser dans votre nouveau rôle au sein du Groupe Maurice ?
Il faut bien évidemment continuer d’être à l’écoute de la clientèle pour nous assurer sa satisfaction, mais ça ne vient pas sans des employés présents, fidèles et heureux. Donc, après avoir consolidé notre base opérationnelle, c’est l’expérience employé et client qui garantira l’atteinte des résultats de l’entreprise.
Ça revient au bonheur. Je veux travailler pour non seulement augmenter mon bonheur, mais également celui de celles et ceux que je côtoie. Quelle belle façon de poursuivre ma carrière, quand même ! Je me sens choyée.
C’est nous qui le sommes ! Merci, Jacqueline, pour cette passion qui vous habite ! Nous sommes heureux de vous savoir parmi nous pour relever tous les défis entourant le mieux-vieillir en société dans les prochaines années. Nous sommes assurément entre bonnes mains avec vous. Nous vous souhaitons une belle aventure au Groupe Maurice !